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L’Éthique dans l’entreprise est-elle l’affaire de tous ?

L’éthique dans l’entreprise est-elle l’affaire de tous ?

Nous vous proposons cette question éthique, ouverture d’un débat large mais qui mérite d’être posée.

Chez AVENSE, Nous sommes convaincus qu’il convient de repenser l’Entreprise éthique.

Pensez-vous que ce soit illusoire voire dangereux d’imaginer « dérouter » le sujet sur ‘une tête à part’ ?

Quels enseignements pouvons-nous tirer de l’expérience des entreprises face à la mise en place de démarches qualité ?

Pourquoi les qualiticiens sont-ils très présents dans ces démarches éthique et développement durable et qu’est-ce qui le justifie (ou l’inverse) ?

Merci d’avance de vos réactions.

Marc JESTIN
L’Éthique en questions
09 54 55 71 17 — 06 13 03 17 96
Skype : majest.net

L’éthique dans l’entreprise
Des jobs éthiques ?

Loin de la morale, l’éthique est avant tout un comportement, une ouverture sociale qui engendre de nouveaux métiers.

L’éthique dans l’entreprise ? Au sens large, c’est la prise en compte d’une responsabilité vis-à-vis de ses employés, de ses clients et de l’environnement. Rien à voir avec la morale. L’éthique est avant tout un comportement, une ouverture sociale qui doit servir à contrebalancer la recherche du profit à tout prix.

Responsabilité sociale. « Le concept de responsabilité sociale des entreprises signifie que celles-ci décident de leur propre initiative de contribuer à améliorer la société et à rendre plus propre l’environnement ». En élaborant son livre vert pour la responsabilité sociale des entreprises (la RSE), la Commission européenne a placé l’éthique au centre du débat. Le règne du profit pour le profit n’a plus de sens, dans une économie qui doit tenir compte des ressources humaines et environnementales. Organisation du travail, égalité des chances, insertion sociale, développement durable… mobiliser les entreprises sur ce terrain, c’est leur faire prendre conscience de leur rôle global.

Des codes éthiques dans les entreprises. Des catastrophes écologiques et éthiques(comme celle d’Union Carbide à Bhopal en Inde ou le scandale des équipementiers sportifs comme Nike ayant eu recours au travail des enfants) ont marqué les esprits. Désormais, les entreprises sont tenues pour responsables des conditions de travail de leurs salariés et de leurs sous-traitants. Des codes éthiques, des chartes sociales ou environnementales apparaissent. Pour l’organisme spécialisé Novethic, la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise s’étend à l’ensemble de ses activités. Six grands critères sont distingués : environnement, ressources humaines, gouvernement d’entreprise, pratiques commerciales, impact local et citoyenneté.

De nouveaux métiers.

- Responsable du Développement durable. Jusqu’ici, seules quelques grandes entreprises en ont nommé. C’est le cas de Monoprix qui a adopté le label « commerce équitable » pour des produits comme le café et le thé, de Peugeot pour l’industrie ou de Sanofi-Synthelabo pour la pharmacie.
- Moins connus, les déontologues ont pour but de disséquer le « comportement » des entreprises : ils mettent en place des chartes éthiques, traquent les conflits d’intérêts et veillent au respect de l’écologie. Venue des Etats-Unis, la fonction s’est principalement développée dans le secteur bancaire et les sociétés de conseil et d’audit. Leur travail consiste à vérifier si les valeurs de l’entreprise sont respectées, mais ils ne disposent pas de pouvoir de sanction.
- Dans les entreprises en pointe dans ce domaine, l’approche déontologique participe du management, et les chartes éthiques s’avèrent de véritables outils de gestion.

Publié le 09/11/2009 sur le portail emploi de France 5

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