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L’Éthique par la question du bien ou du mal

Bonjour,

Voici un texte sur la démarche éthique pour donner quelques éléments sur la démarche éthique, le bien faire et le mal faire.

Beaucoup de choses « brutes » dans ce texte…

Nous y reviendrons très prochainement,

Marc JESTIN
L’Éthique en questions
09 54 55 71 17 — 06 13 03 17 96

La démarche éthique par Nathalie Becquart

La question éthique se pose à partir de la question : Que faut-il faire pour bien faire ? et/ou éviter de mal faire ?

- Suppose hiérarchie de valeurs qui permet de juger ce qui est bien ou mal.
Distinction essentielle mais problématique entre le bien et le mal. Qu’est-ce que le bien ? Comment faire le bien ? Question éthique se pose quand nous désirons faire le bien.

- Ethique est la façon de régler le bien dans chaque domaine : éthique médicale, éthique des affaires…

Ethique si liberté de faire le bien ou le mal ; Démarche éthique quand questionnement sur ce que je dois faire et donc marge de liberté, ne plus fonctionner par automatisme.

À la différence de l’animal qui est comme programmé et agit par instinct, l’homme n’est pas naturellement viable et doit recevoir dans une culture donnée un ensemble de règles, principes et normes qui lui permet d’ordonner sa vie. Rôle de la règle, condition d’humanisation. Sujet éthique, celui qui cherche le bien et le met en oeuvre en anticipant l’avenir, i-e réfléchit sur les conséquences de ses choix.

Démarche éthique est tout simplement démarche humaine. Est éthique décision qui me rend plus humain et rend les autres plus humains.

Approche éthique consiste à délibérer et poser des choix en fonction de valeur et d’un but pour savoir ce qu’il faut et convient de faire. Valeur est un point de vue qui ordonne, ce sur quoi un sujet s’engage en vue de la finalité qu’il s’est donné.
Se pose généralement quand conflit de valeurs. Si certitudes et conduites fixées par la tradition une fois pour toute, la vie n’est que reproduction comme dans sociétés traditionnelles régies par le groupe et donc pas d’éthique. Mais si actes posés selon sa conscience en liberté alors questionnement éthique car solution n’est pas prédéterminée d’avance.

Relations complexes entre le droit et l’éthique. Deux champs différenciés dans nos sociétés occidentales. Juridique n’est pas forcément moral. Distinction éthique de responsabilité et éthique de conviction. Rôle du droit est de réguler les rapports sociaux. Droit évolue en fonction des moeurs.

Prise de conscience de la pluralité des éthiques comme dans notre société renvoie le sujet moral à lui-même. Autonomie morale de la personne. Mais personne se découvre fragile et ambivalente non toute puissance (incosncient). On ne peut atteindre idéaux. Pas de décision pure, toujours complexité, les mains dans le
cambouis si nous acceptons d’agir. Sagesse pratique plutôt qu’idéal inatteignable.

Toute décision morale ou éthique dans une société complexe comme la notre nous met devant des valeurs contradictoires entre lesquelles il nous faut chercher une impossible harmonie. Il s’agit alors d’agir en situation en hiérarchisant les valeurs en fonction du bien qu’on cherche à créer variable selon les domaines ; Accepter de
signer ses actes, d’en être responsable. Relativisme éthique dans notre pays, il n’y a plus une morale acceptée par tout le monde qui régit les actes.

La décision morale dans nos sociétés complexes marquées par une pluralité de valeurs est toujours à prendre en conscience et en situation. Est moral le sujet raisonnable, autonome et responsable qui délibère en vue du bien universel et risque un avenir. Il assume des actes volontaires tout en acceptant son ambivalence quand, confronté à
des choix parfois tragiques, il doit renoncer à des idéaux absolutisés.

Démarche éthique : agir pour faire reculer le mal

Que dois-je faire pour bien faire ici et maintenant dans telle situation précise ?
Démarche éthique est essentiellement créatrice, crée du neuf, donner forme à son chaos ; Met en oeuvre la volonté. Ne pas répéter mais inventer.
Prendre en compte le rationnel et la raisonnable en analysant la situation.
Important est d’éclairer la décision. Parvenir à découvrir ce que l’on veut vraiment, grands principes ne suffisent pas. Analyse qui fait découvrir que tout n’est pas possible en même temps. Il y a des inconciliables, il faut trancher souvent entre le pire et le moins mauvais. Prendre en compte intention et finalité, effets de la décision, moyens ; ce qui est capital c’est de prendre une décision personnelle informée et en conscience, à partir d’une certaine interprétation de la réalité, d’une situation.
Certain tragique, décisions parfois très difficiles à prendre. S’engager en conscience à ses risques et périls ; Important est de ne pas se dérober devant décisions difficiles ; Etre responsable de ses actes, les signer et les assumer. Responsable à l’égard de soi et des autres, de l’humanité à venir.

Paul Ricoeur : principe éthique ou visée éthique

« le souhait de la vie bonne avec et pour autrui dans le cadre d’institutions justes. »

Règle d’or :

« Agis envers les autres comme tu voudrais qu’ils agissent envers toi. »

Quels repères pour agir en chrétien dans la société ?

La foi chrétienne est indissociablement amour de Dieu et amour du prochain. Elle a une dimension intrinsèquement sociale. Aussi le chrétien est-il appelé à agir dans le monde en disciple du Christ, modèle de la vie morale. Afin de l’aider à poser des choix créateurs d’avenir au coeur des ambiguïtés, tensions et enjeux rencontrés dans la complexité des situations sociales, économique et/ou politique, le croyant est invité à interpréter conjointement la situation historique particulière dans laquelle il est impliqué et l’appel personnel que Dieu lui adresse à travers les évènements qu’il traverse.

Loin d’établir des catalogues de normes détaillées et de donner des réponses toutes faites, cette démarche morale chrétienne s’attache à mettre en relief la diversité des ressources éthiques permettant d’éclairer et de façonner la conscience du sujet moral : les pratiques liturgiques et spirituelles, en particulier la lecture de l’Evangile et la prière,
l’éthique des caractères et des vertus, l’enseignement social de l’Eglise qui donne orientations et repères, le recours aux outils d’information et d’analyse, le dialogue avec d’autres (la communauté chrétienne, des experts…).

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