« C’est une maladie naturelle à l’homme de croire qu’il possède la vérité. »
Blaise PASCAL
« C’est une maladie naturelle à l’homme de croire qu’il possède la vérité. »
Blaise PASCAL
L’éthique dans l’entreprise est-elle l’affaire de tous ?
Nous vous proposons cette question éthique, ouverture d’un débat large mais qui mérite d’être posée.
Chez AVENSE, Nous sommes convaincus qu’il convient de repenser l’Entreprise éthique.
Pensez-vous que ce soit illusoire voire dangereux d’imaginer « dérouter » le sujet sur ‘une tête à part’ ?
Quels enseignements pouvons-nous tirer de l’expérience des entreprises face à la mise en place de démarches qualité ?
Pourquoi les qualiticiens sont-ils très présents dans ces démarches éthique et développement durable et qu’est-ce qui le justifie (ou l’inverse) ?
Merci d’avance de vos réactions.
Marc JESTIN
L’Éthique en questions
09 54 55 71 17 — 06 13 03 17 96
Skype : majest.net
L’éthique dans l’entreprise
Des jobs éthiques ?Loin de la morale, l’éthique est avant tout un comportement, une ouverture sociale qui engendre de nouveaux métiers.
L’éthique dans l’entreprise ? Au sens large, c’est la prise en compte d’une responsabilité vis-à-vis de ses employés, de ses clients et de l’environnement. Rien à voir avec la morale. L’éthique est avant tout un comportement, une ouverture sociale qui doit servir à contrebalancer la recherche du profit à tout prix.
Responsabilité sociale. « Le concept de responsabilité sociale des entreprises signifie que celles-ci décident de leur propre initiative de contribuer à améliorer la société et à rendre plus propre l’environnement ». En élaborant son livre vert pour la responsabilité sociale des entreprises (la RSE), la Commission européenne a placé l’éthique au centre du débat. Le règne du profit pour le profit n’a plus de sens, dans une économie qui doit tenir compte des ressources humaines et environnementales. Organisation du travail, égalité des chances, insertion sociale, développement durable… mobiliser les entreprises sur ce terrain, c’est leur faire prendre conscience de leur rôle global.
Des codes éthiques dans les entreprises. Des catastrophes écologiques et éthiques(comme celle d’Union Carbide à Bhopal en Inde ou le scandale des équipementiers sportifs comme Nike ayant eu recours au travail des enfants) ont marqué les esprits. Désormais, les entreprises sont tenues pour responsables des conditions de travail de leurs salariés et de leurs sous-traitants. Des codes éthiques, des chartes sociales ou environnementales apparaissent. Pour l’organisme spécialisé Novethic, la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise s’étend à l’ensemble de ses activités. Six grands critères sont distingués : environnement, ressources humaines, gouvernement d’entreprise, pratiques commerciales, impact local et citoyenneté.
De nouveaux métiers.
- Responsable du Développement durable. Jusqu’ici, seules quelques grandes entreprises en ont nommé. C’est le cas de Monoprix qui a adopté le label « commerce équitable » pour des produits comme le café et le thé, de Peugeot pour l’industrie ou de Sanofi-Synthelabo pour la pharmacie.
- Moins connus, les déontologues ont pour but de disséquer le « comportement » des entreprises : ils mettent en place des chartes éthiques, traquent les conflits d’intérêts et veillent au respect de l’écologie. Venue des Etats-Unis, la fonction s’est principalement développée dans le secteur bancaire et les sociétés de conseil et d’audit. Leur travail consiste à vérifier si les valeurs de l’entreprise sont respectées, mais ils ne disposent pas de pouvoir de sanction.
- Dans les entreprises en pointe dans ce domaine, l’approche déontologique participe du management, et les chartes éthiques s’avèrent de véritables outils de gestion.Publié le 09/11/2009 sur le portail emploi de France 5
Bonjour,
Voici un texte sur la démarche éthique pour donner quelques éléments sur la démarche éthique, le bien faire et le mal faire.
Beaucoup de choses « brutes » dans ce texte…
Nous y reviendrons très prochainement,
Marc JESTIN
L’Éthique en questions
09 54 55 71 17 — 06 13 03 17 96
La démarche éthique par Nathalie Becquart
La question éthique se pose à partir de la question : Que faut-il faire pour bien faire ? et/ou éviter de mal faire ?
- Suppose hiérarchie de valeurs qui permet de juger ce qui est bien ou mal.
Distinction essentielle mais problématique entre le bien et le mal. Qu’est-ce que le bien ? Comment faire le bien ? Question éthique se pose quand nous désirons faire le bien.- Ethique est la façon de régler le bien dans chaque domaine : éthique médicale, éthique des affaires…
Ethique si liberté de faire le bien ou le mal ; Démarche éthique quand questionnement sur ce que je dois faire et donc marge de liberté, ne plus fonctionner par automatisme.
À la différence de l’animal qui est comme programmé et agit par instinct, l’homme n’est pas naturellement viable et doit recevoir dans une culture donnée un ensemble de règles, principes et normes qui lui permet d’ordonner sa vie. Rôle de la règle, condition d’humanisation. Sujet éthique, celui qui cherche le bien et le met en oeuvre en anticipant l’avenir, i-e réfléchit sur les conséquences de ses choix.
Démarche éthique est tout simplement démarche humaine. Est éthique décision qui me rend plus humain et rend les autres plus humains.
Approche éthique consiste à délibérer et poser des choix en fonction de valeur et d’un but pour savoir ce qu’il faut et convient de faire. Valeur est un point de vue qui ordonne, ce sur quoi un sujet s’engage en vue de la finalité qu’il s’est donné.
Se pose généralement quand conflit de valeurs. Si certitudes et conduites fixées par la tradition une fois pour toute, la vie n’est que reproduction comme dans sociétés traditionnelles régies par le groupe et donc pas d’éthique. Mais si actes posés selon sa conscience en liberté alors questionnement éthique car solution n’est pas prédéterminée d’avance.Relations complexes entre le droit et l’éthique. Deux champs différenciés dans nos sociétés occidentales. Juridique n’est pas forcément moral. Distinction éthique de responsabilité et éthique de conviction. Rôle du droit est de réguler les rapports sociaux. Droit évolue en fonction des moeurs.
Prise de conscience de la pluralité des éthiques comme dans notre société renvoie le sujet moral à lui-même. Autonomie morale de la personne. Mais personne se découvre fragile et ambivalente non toute puissance (incosncient). On ne peut atteindre idéaux. Pas de décision pure, toujours complexité, les mains dans le
cambouis si nous acceptons d’agir. Sagesse pratique plutôt qu’idéal inatteignable.Toute décision morale ou éthique dans une société complexe comme la notre nous met devant des valeurs contradictoires entre lesquelles il nous faut chercher une impossible harmonie. Il s’agit alors d’agir en situation en hiérarchisant les valeurs en fonction du bien qu’on cherche à créer variable selon les domaines ; Accepter de
signer ses actes, d’en être responsable. Relativisme éthique dans notre pays, il n’y a plus une morale acceptée par tout le monde qui régit les actes.La décision morale dans nos sociétés complexes marquées par une pluralité de valeurs est toujours à prendre en conscience et en situation. Est moral le sujet raisonnable, autonome et responsable qui délibère en vue du bien universel et risque un avenir. Il assume des actes volontaires tout en acceptant son ambivalence quand, confronté à
des choix parfois tragiques, il doit renoncer à des idéaux absolutisés.Démarche éthique : agir pour faire reculer le mal
Que dois-je faire pour bien faire ici et maintenant dans telle situation précise ?
Démarche éthique est essentiellement créatrice, crée du neuf, donner forme à son chaos ; Met en oeuvre la volonté. Ne pas répéter mais inventer.
Prendre en compte le rationnel et la raisonnable en analysant la situation.
Important est d’éclairer la décision. Parvenir à découvrir ce que l’on veut vraiment, grands principes ne suffisent pas. Analyse qui fait découvrir que tout n’est pas possible en même temps. Il y a des inconciliables, il faut trancher souvent entre le pire et le moins mauvais. Prendre en compte intention et finalité, effets de la décision, moyens ; ce qui est capital c’est de prendre une décision personnelle informée et en conscience, à partir d’une certaine interprétation de la réalité, d’une situation.
Certain tragique, décisions parfois très difficiles à prendre. S’engager en conscience à ses risques et périls ; Important est de ne pas se dérober devant décisions difficiles ; Etre responsable de ses actes, les signer et les assumer. Responsable à l’égard de soi et des autres, de l’humanité à venir.Paul Ricoeur : principe éthique ou visée éthique
« le souhait de la vie bonne avec et pour autrui dans le cadre d’institutions justes. »
Règle d’or :
« Agis envers les autres comme tu voudrais qu’ils agissent envers toi. »
Quels repères pour agir en chrétien dans la société ?
La foi chrétienne est indissociablement amour de Dieu et amour du prochain. Elle a une dimension intrinsèquement sociale. Aussi le chrétien est-il appelé à agir dans le monde en disciple du Christ, modèle de la vie morale. Afin de l’aider à poser des choix créateurs d’avenir au coeur des ambiguïtés, tensions et enjeux rencontrés dans la complexité des situations sociales, économique et/ou politique, le croyant est invité à interpréter conjointement la situation historique particulière dans laquelle il est impliqué et l’appel personnel que Dieu lui adresse à travers les évènements qu’il traverse.
Loin d’établir des catalogues de normes détaillées et de donner des réponses toutes faites, cette démarche morale chrétienne s’attache à mettre en relief la diversité des ressources éthiques permettant d’éclairer et de façonner la conscience du sujet moral : les pratiques liturgiques et spirituelles, en particulier la lecture de l’Evangile et la prière,
l’éthique des caractères et des vertus, l’enseignement social de l’Eglise qui donne orientations et repères, le recours aux outils d’information et d’analyse, le dialogue avec d’autres (la communauté chrétienne, des experts…).
Bonjour,
Le Monde relaie cette information dans son édition du 19 janvier 2010 :
Russie : prime à la naissance et polygamie pour doper les naissances ?
[En Russie, ] M. JIRINOVSKI a également suggéré d’autoriser les hommes à épouser une seconde femme, laissant entendre que cette mesure permettrait d’encourager la natalité. « Si un homme obtient le droit d’épouser une seconde femme qui lui a donné un enfant, mais sans résilier son premier mariage et sans quitter sa première famille, il faut le laisser être responsable de sa deuxième famille », a affirmé le député.
au milieu de plusieurs propositions d’aide et de soutien à la natalité (prime au premier enfant, aide pour la santé ou la sécurité financière des familles sans enfants).
Qu’en pensez-vous ? (au regard de l’éthique, de la morale, des valeurs et des principes)
Marc JESTIN
L’Éthique en questions
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L’éthique, selon Aristote, a pour objet « le domaine de l’activité humaine reposant sur une décision » dans la recherche du « souverain Bien ». Pour Paul Ricoeur, philosophe contemporain, l’éthique « est la visée de la vie humaine avec et pour autrui, dans des institutions justes ».
L’éthique va bien au-delà des questions de légalité et d’honnêteté ou de morale.
D’après l’European Business Ethic Network (EBEN), « l’éthique n’est pas un ensemble de principes figés mais une ouverture d’esprit conduisant à la réflexion continue dans la recherche du bien ». Dans toutes ces définitions, l’éthique vise à répondre à la question :
« quoi faire pour bien faire ? » en tenant compte de l’impact de ses décisions sur les autres.
Appliquée à l’entreprise, l’éthique consiste donc à prendre en considération les conséquences de ses décisions sur l’ensemble des parties prenantes à l’activité : en premier lieu les salariés, clients et fournisseurs mais aussi plus largement la société civile, l’État,
l’environnement naturel…
Ces éléments nous semblent, chez AVENSE, être par trop mélangés et flous en comparaison avec les approches structurées que nous avons retenues dans nos formations et méthodologies.
L’éthique peut être positive ou négative.
L’éthique peut être isolée des autres couches qui participent à la prise de décision chez l’individu ou dans la société : Morale, Spiritualité, Amour, etc.
L’éthique et ses impacts sur l’individu et sur les groupes ou les organisations peuvent être analysés selon différents axes et avec méthode.
En résumé, l’éthique mérite mieux : Quoi faire pour bien faire de l’éthique ?
Chez AVENSE, nous vous proposons notre démarche…
Contactez-nous :
Marc JESTIN
L’Éthique en questions
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Peut-on associer éthique et efficacité professionnelle ?
La presse se fait régulièrement l’écho de scandales en opposant performance économique et éthique…
Selon vous, cette opposition était-elle réelle, récurrente ou au contraire partisane ?
Quels témoignages de votre expérience souhaiteriez-vous apporter sur cette question ?
Qu’est-ce ce qui peut pousser des entreprises à menacer l’intégrité de ses salariés, de l’environnement ou encore de la société civile dans laquelle elles sont implantées ?
Pensez-vous qu’il existe réellement une incitation à se comporter de manière « non éthique » dans l’entreprise ?
À quels facteurs associez vous cette incitation ?
Quelles pistes susceptibles de réconcilier efficacité économique et éthique proposez-vous ou avez-vous connu ?
Que feriez-vous si vous êtiez en situation de décideur si vous êtiez amenés à assumer des responsabilités et encadrer des personnes ?
Pensez-vous qu’un comportement éthique peut constituer un réel levier d’efficacité économique pour l’entreprise ?
Merci d’avance de votre participation à ce grand débat.
Marc JESTIN
Éthique et performances
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« Une injustice où qu’elle soit est une menace contre la justice pour tous.
« Injustice anywhere is a threat to justice everywhere. »
Dr. Martin Luther King, Jr.
« Le doute est le commencement de la sagesse. »
ARISTOTE
Éthique à Eudème
« L’agrément de la raison ne suffit pas pour adopter une éthique. Il faut aussi l’adhésion du coeur. »
Zaki MUBÄRAK
Abdel-Malek
« L’éthique c’est l’esthétique de dedans. »
Pierre REVERDY
Le livre de mon bord
« Ce n’est pas un ami que l’ami de tout le monde. »
ARISTOTE
L’Éthique
« Le Mal, c’est ce qu’on ne peut se pardonner. »
Marcel JOUHANDEAU
Éléments pour une éthique
« Toute activité orientée selon l’éthique peut être subordonnée à deux maximes totalement différentes et irréductiblement opposées : l’éthique de responsabilité ou l’éthique de conviction. »
Max WEBER
« Un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l’homme, le respect des autres êtres avant l’amour-propre. »
Claude LÉVI-STRAUSS
L’Origine des manières de table
Business Ethics . L’Éthique dans les affaires
Comment définir l’Éthique des affaires et l’Éthique dans les affaires ?
Wikipédia nous dit que
L’éthique des affaires est une des formes de l’éthique appliquée à un domaine concret qui examine :
- les règles et les principes de l’éthique dans le contexte des affaires économiques et commerciales ;
- les diverses questions morales ou éthiques qui apparaissent dans le contexte de l’activité économique des hommes ;
- et tout devoir ou obligation pour une personne qui fait du commerce.
Nous avons vu fleurir des chartes et entreprises éthiques ou des affirmations qu’une action est « éthique » par exemple parce qu’elle est généreuse .
Quelques personnes sont manifestement convaincues d’être détentrices de l’Éthique parfaite. L’ultime vérité…
En version Wikipédia :
En général, l’éthique des affaires est une discipline normative, dans laquelle des normes éthiques spécifiques sont défendues puis appliquées. Cette discipline juge de ce qui est bien ou mal, c’est-à-dire qu’elle affirme ce qui devrait être fait ou ce qui ne devrait pas être fait.
Il conviendra de rester mesurés et de délimiter de quoi vous voulez parler lorsque vous employez le mot éthique.
C’est d’ailleurs ce que nous rappelle fort justement l’introduction de l’article sur l’Éthique des Affaires de Wikipédia :
À quelques exceptions près, les éthiciens des affaires sont en général peu intéressés par les fondements de l’éthique (méta-éthique) ou par la justification des principes éthiques fondamentaux, alors qu’ils le sont bien davantage par les questions pratiques, et toute obligation spécifique qui peut s’appliquer à une relation économique.
Reste donc à définir ce qu’on regroupe sous le mot éthique.
Nous soulignerons, pour tenir compte des théories et approche systémiques avancées par Jean-Paul MORAIS, Consultant éthique, que fort souvent :
L’Éthique dans les affaires ou l’Éthique des affaires n’est donc pas, selon nous :
Elle comporte au moins :
Le Capitalisme est-il éthique ?
Bonjour,
Vous connaissez peut être déjà le fameux philosophe français André COMTE-SPONVILLE qui a publié :
« Le Capitalisme est-il moral ? » (1)
Sans trahir le contenu de la causerie d’André COMTE-SPONVILLE et son message, je crois qu’on peut dire en synthèse que son approche se résume à expliquer que :
L’actualité parue dans le journal LE MONDE aujourd’hui rattrape encore cette délicate question du modèle économique dans lequel nous vivons en rapport avec les Enjeux humains par cet article :
« Il n’y a pas d’opposition fondamentale entre capitalisme et écologie » (2)
Extraits :
N’ y a t il pas une opposition fondamentale entre capitalisme et écologie ?
Jacques LE CACHEUX : Non, il n’y a pas d’opposition fondamentale. En réalité, le système capitaliste est certainement compatible avec toutes sortes de modes de vie différents. La vraie question est : comment orienter les décisions des individus et des sociétés vers des modes de vie compatibles avec la préservation de l’environnement ?
C’est évidemment la grande question qui est celle de la population. C’est une question qui est aussi vieille que l’analyse économique. Déjà Malthus, à la fin du XVIIIe siècle, évoquait les problèmes de la surpopulation face à des ressources naturelles limitées. Il est vrai qu’avec 9 milliards d’habitants, ce sera plus difficile qu’avec 6 milliards, mais pour l’instant l’histoire humaine a montré que l’inventivité avait permis de résoudre beaucoup de problèmes liés à ces limites des ressources naturelles. Donc c’est à la fois, en effet, un nouveau modèle économique, et un nouveau mode de répartition qui est nécessaire si l’on veut préserver le climat.
(…) les individus répondent à des signaux et des incitations qui proviennent de leur environnement et des institutions de la société, et on ne peut pas compter simplement sur le sens moral des individus.
(…) le vote au Sénat a introduit beaucoup d’exceptions et d’exemptions, ce qui risque de nuire aussi à son efficacité. (…)
Les solutions alternatives existent déjà dans de très nombreux cas, et il faut les rendre économiquement attractives. (…)
Quand on parle de la dette des pays développés, on veut dire que le stock de gaz à effet de serre qui est actuellement dans l’atmosphère est presque entièrement imputable au développement passé des pays riches. En revanche, les émissions actuelles et futures dépendent beaucoup des pays émergents et des pays en développement, et il faut trouver un moyen de répartir le fardeau financier et en même temps la charge des réductions futures de gaz à effet de serre (…)
Il y a évidemment un effet de mode. Cet effet de mode est lié au fait que les entreprises réagissent à la prise de conscience des consommateurs. Mais en même temps, s’il s’agit pas seulement de marketing mais bien d’une évolution des offres des entreprises, c’est une bonne chose. On aurait tort de s’en offusquer. Sur le fond, je pense que c’est un effet durable. (…)
Je crois qu’il est assez facile d’imaginer des modes de vie moins gourmands en énergie que ceux que nous avons aujourd’hui. (…)
Imposer, non. Je pense qu’il faut, comme toujours dans ce genre de choses, respecter les desiderata des riverains. (…)
On voit bien ressortir ici tout l’intérêt de se poser, dans des questions d’ordre Moral et Éthique, en rapport direct avec l’interaction bilatérale qui existe entre « Société » et « Individu », des rapports entre « groupes d’individus » dont les intérêts ou les forces s’opposent ou sont en déséquilibre.
Que pensez-vous en rapport avec quelques éléments d’Éthique et de Valeurs Humaines fondamentaux :
Quelles sont les questions d’éthique qui sont posées ici selon vous ?
Marc JESTIN
L’Éthique en questions
(1) « Le Capitalisme est-il moral ? » André COMTE-SPONVILLE ; Albin Michel, 4 février 2004 ; Le Livre de Poche, 10 mai 2006.
Présentation de l’éditeur : Après une série d’interventions au cours d’une rencontre avec des patrons insistant sur la nécessaire « éthique d’entreprise » et les formes qu’elle devait prendre, André COMTE-SPONVILLE se permit de faire remarquer qu’il avait lu tous les philosophes importants mais qu’il n’avait jamais lu une ligne sur le respect du client chez MONTAIGNE ou KANT ! Cette ironie traduit bien l’esprit du livre du philosophe : critiquer l’invasion de la morale — ou plus exactement du discours sur la morale ce qui est un peu différent — dans toute la société.
Alternant exemples, anecdotes, citations et analyses, André COMTE-SPONVILLE excelle à démontrer que le capitalisme est, par nature, amoral. L’entreprise, dit-il, n’a pas vocation à distribuer de l’affection de l’amour ou tout autre sentiment : elle n’a que « des objectifs et un bilan », point final. Ce pragmatisme surprend et intéresse dans un pays où le marxisme a longtemps été le credo de l’intelligentsia. Dénonçant le « politiquement correct » qui sévit trop souvent — il qualifie ainsi le slogan « vaincre le Sida c’est une question de volonté politique » « d’idiot » — l’auteur nous livre une vision iconoclaste du monde dans ce petit livre spirituel au ton vif, écrit avec un remarquable souci de vulgarisation qui met « l’infini à la portée des caniches » selon la finalité qu’assignait à sa discipline, la philosophie, l’un de ses illustres prédécesseurs.
(2) L’article du Monde au complet : http://www.lemonde.fr/le-rechauffement-climatique/article/2009/11/25/il-n-y-a-pas-d-opposition-fondamentale-entre-capitalisme-et-ecologie_1272076_1270066_1.html
« La démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres. »
Winston CHURCHILL
« Les deux choses les plus importantes n’apparaissent pas au bilan de l’entreprise : sa réputation et ses hommes. »
Henry FORD
« Deviens ce que tu es, fais ce que toi seul peux faire. »
NIETZSCHE
« Appuyez-vous sur vos principes, ils finiront bien par céder. »
Oscar WILDE
Proposée par Valériane dans son commentaire sur l’éthique des commerciaux.
« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. »
Martin Luther KING
Bonjour,
Je relayais il y a quelques mois le résultat d’une étude menée en juin 2008 par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris : Les étudiants ont une bonne image du métier de commercial.
« Mais dans leur esprit, quelques zones d’ombres demeurent : et notamment l’éthique et l’honnêteté du métier. »
« Il a du bagou », « c’est un bon manipulateur », « tous des menteurs », « arnaqueur » : Le commercial a une réputation facile toute faite.
Quelles sont les valeurs et principes qui vous semblent importants dans les métiers commerciaux ?
Pensez-vous que l’éthique positive soit compatible avec le commerce ?
Quid du recrutement et du management des vendeurs ?
Un vécu particulier à partager ?
Bien à vous,
Marc JESTIN
L’Éthique en questions
La délation est-elle acceptable ?
Bonjour,
Nous reprenons ici une information relayée par LE PARISIEN dans ses colonnes « économie » du vendredi 6 novembre dernier :
Délation de collègues au travail : le système suspendu
Le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) saisi en référé a suspendu le système de dénonciation d’actes illégaux de salariés mis en place dans l’entreprise (…) « Le système d’alerte professionnelle » mis en place dans la filiale de la société (…) « crée un trouble manifestement illicite », a estimé le juge des référés.(…) ce système qui permet de dénoncer anonymement des actes illégaux commis par des collègues, via le site (…) avait été institué « pour protéger les sociétés du groupe de la corruption ».
La loi Sarbanes Oxley de 2002 a en effet imposé aux sociétés cotées aux États-Unis de lutter contre la corruption via un système d’alerte professionnelle. Mais pour (…) avocate du comité d’entreprise, « le champ de délation est trop large » et permet de « raconter tout et n’importe quoi », dans le dispositif de (…).
Source : http://www.leparisien.fr
Voici quelques éléments qu’il nous semble intéressant et important de considérer :
Cette actualité pose de nombreuses questions éthiques :
Marc JESTIN
L’Éthique en questions
Bonjour,
Viviane GOUMY, Responsable Régionale du Syndicat National des Auto Entrepreneurs
a publié l’alerte suivante dans le hub Autoentrepreneur-pratique Viadeo hier :
ATTENTION ARNAQUE
Il circule actuellement auprès des auto entrepreneurs après leur enregistrement des inscriptions soit disant obligatoires à ce qui se présenterait comme une insertion dans les Pages Jaunes.
Ceci n’est pas légal, aucune obligation de payer des pseudos inscriptions si ce n’est pas vous qui l’avez demandé.
Que pensez-vous de telles pratiques commerciales ?
Comment réagiriez-vous ?
Marc JESTIN
L’Éthique en questions
Qu’est-ce qu’une question éthique ?
Une question éthique porte sur un sujet de réflexion ou un problème à résoudre qui fait référence à des valeurs, à des normes, à des comportements et à des raisons que se donnent des individus ou les membres d’une société ou d’un groupe pour guider et ajuster leur conduite. Elle soulève un ou des enjeux.
La formulation d’une question éthique doit permettre à l’individu ou à l’organisation ou groupe (famille, entreprise, association, état…) de se mettre en situation de réflexion. Elle devrait l’amener à adopter une distance critique par rapport aux valeurs, aux normes, aux conduites et aux raisons des actions, que ce soit les siennes, celles des autres ou celles des institutions.
Pour proposer vos questions éthiques à notre rédaction :
Marc JESTIN
L’Éthique en questions
09 54 55 71 17
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