L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). En anglais, (OECD : Organisation for Economic Co-operation and Development) est une organisation internationale d’études économiques, dont les pays membres, principalement des pays développés, ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché. Elle joue essentiellement un rôle d’assemblée consultative.
L’OCDE a succédé à l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) qui a existé de 1948 à 1960 et qui a joué un rôle important dans l’exécution du plan Marshall.
En 2010, l’OCDE compte 31 pays membres, regroupe plusieurs centaines d’experts dans ses centres de recherche à Paris (le siège est au Château de la Muette) et publie fréquemment des études économiques — analyses, prévisions et recommandations de politique économique — et des statistiques, principalement concernant ses pays membres.
Le 14 décembre 1960, vingt pays ont signé la Convention relative à l’Organisation de coopération et de développement économiques. Depuis lors, onze autres pays ont adhéré à l’OCDE qui comprend ainsi quasiment tous les pays développés et démocratiques du monde. L’ensemble formé par ces pays représente 76 % du PNB mondial en 2007. Il a été décidé d’ouvrir en mai 2007 les négociations avec cinq autres pays (le Chili, l’Estonie, Israël, la Fédération de Russie et la Slovénie), en vue de leur adhésion à l’OCDE, et de renforcer la coopération de l’OCDE avec l’Afrique du Sud, le Brésil, la République populaire de Chine, l’Inde et l’Indonésie, dans le cadre de programmes d’engagement renforcé en vue de leur adhésion éventuelle. Le Chili est devenu membre de l’OCDE le 11 janvier 2010.
Dans un plus lointain avenir, priorité sera donnée à l’élargissement vers les pays de l’Asie du Sud-Est.
Organisation
La structure interne de l’OCDE se divise en douze branches ; environ 2 500 personnes travaillent pour l’OCDE8. Les domaines d’étude sont séparés en six grands thèmes9 :
- Économie
- Société (Migrations, Éducation, Emploi…)
- Gouvernance (Lutte contre la corruption, Gestion publique…)
- Finances publiques (Retraites, Fiscalité…)
- Innovation (Biotechnologie, Technologies de l’information et de la communication…)
- Durabilité (Développement durable, Énergie, Environnement…).
Études et publications
L’OCDE publie des rapports périodiques spécialisés, ainsi que des rapports ponctuels pour certains domaines, des données statistiques, des études-pays, et des documents de travail (working papers, au contenu plus technique).
Au total, l’OCDE publie entre 300 et 500 rapports chaque année en anglais. La plupart sont traduits en français (le français est l’une des deux langues officielles de l’OCDE).
Tous les résumés et une partie importante des rapports complets sont disponibles gratuitement en ligne sur OECD et sur la boutique en ligne.
Rapports périodiques
Les rapports les plus connus de l’OCDE sont publiés à intervalles réguliers (souvent annuellement). Ils mènent chaque année une revue exhaustive de la situation actuelle de tous les pays de l’OCDE, dans un domaine particulier. On compte principalement : (confère liste des rapports annuels et liste des périodiques).
- les Perspectives économiques de l’OCDE (OECD Economic Outlook) - bisannuel – Il contient les prévisions économiques et des analyses de la situation économique des pays membres. dernier numéro.
- les Perspectives de l’emploi de l’OCDE (OECD Employment Outlook) – annuel.
- les Regards sur l’éducation (Education Outlook) – annuel (dernier numéro).
- Les Principaux indicateurs économiques de l’OCDE (OECD Main Economic Indicators) – mensuel – Large sélection d’indicateurs statistiques
- Le Panorama des statistiques de l’OCDE (OECD Factbook) – annuel (nombreuses variables économiques).
- L’OCDE en chiffres (OECD in Figures) – annuel.
- L’Observateur de l’OCDE (OECD Observer) - magazine à six publications annuelles.
- Données OCDE sur l’environnement – tous les deux ans.
- Les Perspectives des communications de l’OCDE (OECD Communications Outlook) lien et les Perspectives des technologies de l’information de l’OCDE (OECD Information Technology Outlook) – un chaque année par rotation.
Rapports spécialisés
En plus des rapports périodiques, l’OCDE mène régulièrement des études sur différents thèmes « à la pointe » de la recherche empirique en économie.
En particulier, l’OCDE est à l’origine du modèle pression-état-réponse, qui vise à modéliser la réponse des organismes aux pressions environnementales. Ce modèle a été élargi par la suite à d’autres domaines.
Lutte contre la corruption
L’OCDE est à la pointe en matière de lutte contre la corruption. Elle a créé en 1996 la Convention de l’OCDE contre la corruption16, qui a été adoptée en 1997.
Son indépendance relative par rapport à ses pays membres lui permet d’y souligner les dangers de corruption ; l’OCDE a par exemple critiqué le Royaume-Uni en 2007 dans l’affaire BAE.
Protection de l’investissement
L’OCDE joue un rôle important dans une tentative de règlementation multilatérale de la protection de l’investissement. De 1995 à 1998 un forum de négociations a permis la création de l’accord multilatéral sur les investissements (accord AMI, ou en anglais multilateral agreement on investment), qui sert de modèle aujourd’hui à beaucoup d’accords bilatéraux. De tels accords n’existent aujourd’hui essentiellement qu’au niveau bilatéral (les TBI : traités bilatéraux d’investissement), que des États établissent entre eux lorsqu’ils en sentent le besoin (par exemple : l’accord entre le Conseil fédéral suisse et le Gouvernement des Émirats arabes unis concernant la promotion et la protection réciproque des investissements).
Les principes directeurs pour le traitement de l’investissement étranger élaborés en 1992 au sein de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) constituent une autre source d’inspiration pour la rédaction d’accords sur la protection de l’investissement.
Au niveau international il a été jusqu’à maintenant difficile de trouver un consensus. L’ONU (plus précisément la CNUCED) pourrait jouer un rôle, cependant, les États se méfient de l’ONU en ce qui concerne le droit international économique (vu que chaque pays, riche ou pauvre, a le même poids).
Quant à l’OMC (en 2001 à Singapour ou 2004 à Genève), aucun accord n’a pu voir le jour en son sein ; l’OMC continue donc aujourd’hui à réglementer les domaines du commerce, des services et de la propriété intellectuelle (ce qui est déjà considérable) sans s’occuper de la protection et du développement de l’investissement au niveau international. Malgré tout, les espoirs portent quand même sur cette organisation qui pourrait s’attaquer à ce chantier dans les années qui viennent.
Liste des paradis fiscaux non coopératifs selon l’OCDE
L’OCDE publie une « liste noire » des pays non coopératifs pour l’échange d’informations fiscales et pour la transparence.
L’OCDE établit chaque année une liste des paradis fiscaux non coopératifs. L’OCDE applique des critères 13 assez restrictifs pour déterminer le caractère de paradis fiscal d’un pays. Au premier plan, le fait que la juridiction concernée applique des impôts inexistants ou insignifiants, mais ce critère n’est pas suffisant car l’OCDE reconnaît que toute juridiction a le droit de décider d’appliquer ou non des impôts directs et, dans l’affirmative, de déterminer le taux d’imposition approprié. Les autres facteurs nécessaires pour qu’une juridiction soit considérée comme un paradis fiscal par l’OCDE sont une absence de transparence dans l’application de la loi fiscale, l’absence d’échange de renseignements à des fins fiscales avec les autres administrations et le fait que l’absence d’activités substantielles soit admise.
Depuis que l’OCDE a mis en place des outils de lutte contre les paradis fiscaux, 33 juridictions ont pris des engagements en matière de transparence et d’échange effectif de renseignements et ont été retirées de la liste. Les juridictions qui n’ont pas encore pris d’engagement en matière de transparence et d’échange effectif de renseignements sont 14 : Andorre, Liechtenstein et Monaco.
En mars 2009, suite à la pression notamment du G20, le Liechtenstein et Andorre ont décidé de s’aligner sur les recommandations de l’OCDE en ce qui concerne la transmission des informations financières entre pays, mais sous certaines conditions.
En coordination avec le sommet du G20, l’OCDE a publié le 2 avril 2009 une nouvelle liste de paradis fiscaux partagés en trois listes: gris clair, gris foncé et noir selon le degré d’absence de coopération. Sont répertoriés sur une « liste noire » des États ou territoires qui ne se sont pas engagés à respecter les standards internationaux. Deux listes « grises » désignent des États ou territoires qui se sont engagés à respecter les standards internationaux mais ont à ce jour signé moins des douze accords requis. 16. Par ailleurs, des territoires considérés comme paradis fiscaux comme Jersey, Guernesey, Hong Kong ou Macao ne sont plus dans la liste noire (ou grise). Ces territoires étant des dépendances du Royaume Uni et de la Chine (Pays participants au G20).
Le 7 avril 2009, le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, annonce qu’il n’y a plus aucun pays sur la liste noire des paradis fiscaux. Par conséquent, le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines et l’Uruguay intègrent la liste « gris foncé » après avoir pris l’engagement de respecter les normes internationales en matière d’information bancaire selon l’OCDE.
L’OCDE, comme certaines autres organisations internationales, est critiquée par quelques altermondialistes. On lui reprocherait son libéralisme économique. Cependant, son approche empirique limite les critiques de parti-pris idéologique qui peuvent lui être adressées.
Source Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_coopération_et_de_développement_économiques